Le Dit d'Alleuze

Le Spectacle : Histoire et Légende

Le Dit 1998

Le Dit 2000

Le Dit 2002

Le Dit 2004

Photographie : Marc Duval. Le Dit 2007

 

Logo du Dit d'Alleuze.

Tous les deux ans, le feu

Le spectacle avait lieu tous les deux ans début août. Il s'agissait de mettre en valeur le vieux château médiéval. Au commencement, le conte s'appuyait sur un épisode marquant de l'histoire, la prise du château par un chef de bande œuvrant pour le compte des Anglais, Bernard de Garlan. Mais il s'agissait aussi d'insérer cet épisode dans une trame narrant la vie des villageois, au début de notre siècle. Le spectacle se terminait sur l'embrasement du château, souvenir de sa destruction décidée par Saint-Flour.

Le Cycle de Garlan : histoire et légendes

L'affiche du Dit d'Alleuze.     L'affiche du Dit d'Alleuze.
L'affiche de l'édition 1998.     L'affiche de l'édition 2000.
L'affiche du Dit d'Alleuze 2002.
L'affiche du Dit d'Alleuze 2002.

Or donc, jusqu'en 2002, le conte prenait sa source dans l'histoire de Garlan.

Historiquement, le capitaine Bernard de Garlan a existé, à l'extrême fin du XIVe siècle. Au temps des luttes pour le compte du roi d'Angleterre et du roi de France, il s'empara du Château (voir page Le Château d'Alleuze : Les Grandes Heures d'Alleuze). Mais dans le pays, la légende en fit un méchant bossu, une sorte de diable qui mangeait les enfants.

Garlan. Photo : J.-F. Ferraton, Saint-Flour.
Garlan, entre terre et enfer. Photo : J.-F. Ferraton, Saint-Flour.

D'autre part, à Alleuze, les grand-mères racontaient aux enfants de nombreuses histoires de fadettes, de petites fées. Un peu partout, sur la lande et dans les côtes, la nuit, rôdaient des esprits surnaturels... Les récits se faisaient en dialecte d'oc, qu'aujourd'hui les anciens parlent encore.

Les fées dans la lande ?... Le Dit, édition 1998.  Photo : Pierre Soissons.
Des fées dans la lande ?... Le Dit, édition 1998. Photo : Pierre Soissons.

Enfin, au début du XXe siècle, les frères Blancon, de La Barge, étaient des musiciens renommés, l'un cabretaïre, l'autre accordéoniste. Les concepteurs du programme ont rêvé sur leur vie : ainsi naquirent les frères Girouflet présents dans le spectacle.

La famille Blancon.
Ils s'appelaient Adrien et Bébert Blancon.
Leur père était paysan-cafetier au petit village de La Barge.
Ils jouaient de la cabrette et de l'accordéon et
étaient de presque toutes les fêtes, dans le pays.
L'histoire du père et des fils Girouflet, du Dit d'Alleuze,
est (très, très librement...) inspirée de celle des frères Blancon.

Telles sont les bases sur lesquelles reposait le spectacle, qui reprend le vieux nom de Dit, lequel en ancien français désignait le conte légendaire.

D'autres légendes encore courent la lande. Ainsi, depuis toujours, on murmure celle des Tonneaux d'Or : des tunnels perdus constitueraient une issue secrète; et le Trésor de Garlan y serait resté caché.

D'aucuns en devisaient encore, un soir de mars 1999, sans y croire, évidemment. Car, hélas ! il est bien peu probable que de tels tunnels aient pu être percés dans cette roche. En revanche, précisa quelqu'un, il existe une grande salle par dessous : un sourcier aux capacités éprouvées sur d'autres sites l'a assuré. Et chacun ce soir-là de rêver : et s'il y avait bien quelque chose, sous le Château...

Apparition de Garlan. Photo : J.-F. Ferraton, Saint-Flour.
Apparition de Garlan. Le Dit, édition 1998. Photo : J.-F. Ferraton, Saint-Flour.
Le fantôme de Garlan (édition 1998). Photo : Pierre Soissons.
Le fantôme de Garlan. Photo : Pierre Soissons.

2004 : le Cycle de la Margeride

La première édition du spectacle a eu lieu les 6 et 8 août 1993. La deuxième fut donnée les 5, 7 et 8 août 1994. Par la suite, les autres se sont succédé tous les deux ans : la troisième édition date des 9, 10 et 11 août 1996, la quatrième des 7, 8 et 9 août 1998, la cinquième des 10, 11 et 13 août 2000 et la sixième des 8, 9 et 10 août 2002.

2004, c'était la septième édition. Sept : un chiffre symbolique d'âge de raison ou de jours de la semaine, belle occasion pour offrir un tout nouveau spectacle...

C'était donc d'un nouveau spectacle qu'il s'agissait désormais, tant sur le fond que sur la forme. Théâtre et musique y convoquaient la bourrée des montagnes arvernes, pour une histoire en partie vraie, qui passe par le Mont-Mouchet et l'hôpital de Saint-Alban, un peu avant la seconde guerre mondiale, du temps où les bergers et les bêtes suivaient la draille qui va et vient du fond des terres jusqu'au ciel...


Affiche du Dit d'Alleuze 2004.

2007 et 2009 : les Dragons d'Alleuze

Une nouvelle histoire pour août 2007 et 2009...

Puis le combat cessa...

Intervenants et organisateurs

Le spectacle était réalisé sous l'égide de l'Association l'Alleuze, conduite par Jean-Claude Guy et opératrice du spectacle à la demande de la Municipalité et en étroite collaboration avec elle. Les habitants d'Alleuze étaient largement sollicités pour participer à des titres divers, tant pour l'organisation que pour les rôles de figuration. La Commune d'Alleuze apportait son concours technique et financier. Guy Brun avait apporté depuis l'origine et jusqu'en 205 son concours et son enthousiasme décisif. On trouvera au fil des pages la distribution de l'équipe artistique.

La Ville de Saint-Flour d'abord, puis, depuis sa création, la Communauté des Communes du Pays de Saint-Flour ont également apporté leur aide, sous forme de subvention, mais aussi sous forme de prestations techniques (collaboration à l'organisation, à la communication, etc.). Le Conseil Général du Cantal et le Conseil Régional ont aussi apporté une contribution financière. Enfin des parrainages privés étaient également assurés.

 

Le Château : travail graphique pour la deuxième édition.
De la foudre et de la tempête, délivre-nous, Seigneur.
De la mort subite, délivre-nous, Seigneur.
Dieu, nous te louons, Dieu, nous te louons.
Inscriptions gravées sur la cloche de l'église Saint-Illide, 1558.

 

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